Translate

lundi 20 janvier 2014

Extrait Tome 1 de la trilogie vampires "l' Ysamne. Moi, l'humaine"


Rien de plus alléchant que de dévoiler l'essence d'un texte. Ces quelques lignes vous donneront ainsi un avant-goût de la plume de l'auteur :

"                        Chapitre 1 : Un an

   Et c’était reparti pour une nouvelle journée, un jour qui ressemblait à tous les autres depuis un an. Un jour morose sans motivation, sans aucune envie de vivre. Oui, c’était ça ma vie depuis un an, mon corps était devenu le fardeau de mon âme égarée et j’essayais de survivre tant bien que mal, du moins je l’imagine.
   J’observai avec indifférence mon reflet dans le miroir de la salle de bain.
(Je m’appelle Marie Monroe, ce qui suit est mon incroyable histoire.)
   Après une courte douche dont je ne me rappelais déjà plus le bienfait, je me dirigeai dans la cuisine, vers ma vieille cafetière qui faisait un bruit atroce. Elle aussi, se laissait vivre depuis la disparition de son maître. Je m’apprêtai à verser du café juste fait dans ma tasse quand soudain la sonnerie du téléphone me fit sursauter… certainement mon frère qui s’inquiétait comme d’habitude. Il faut préciser qu’il s’était donné l’habitude de m’appeler tous les matins depuis un an pour vérifier si je n’avais pas mis fin à mes jours. Je décrochai, sans étonnement et je constatai que c’était bien lui !
Ça va ma soeurette ? Tu as réussi à dormir un peu cette nuit ? me dit-il d’un ton à me donner des envies de me suicider.
- Oui, Miki, ça va comme tous les matins où tu me poses la même question. Je m’apprêtais à faire ma tournée.
   Oui, j’étais infirmière libérale ce qui, tous les matins, m’obligeaient à planifier une tournée de soins aux domiciles de chaque patient jusqu’à tard le soir. Normalement, cette amplitude horaire était plus souple. Seulement il m’était vital aujourd’hui de me plonger plus que tout dans mon travail. Ainsi, j’oubliais… enfin je l’espérai.
- Tu aurais peut être dû poser un congé aujourd’hui, soeurette. C’est vrai, ce n’est pas  n’importe quelle journée ! Tu serais mieux chez toi… à.... Ajouta-t-il.
- Quoi ? A cogiter ! Quelle bonne idée ! m’esclaffai-je, déjà déprimée.
- Ouais, t’as raison, c’est nul ! Au moins leurs soucis te feront oublier les tiens ! reconnut-il.
   Je gardai le silence, septique à cette remarque plutôt ridicule à mon goût. Mais il avait certainement raison dans le fond, rester seule dans cette maison devenue soudainement vide et triste, non merci, pas pour moi. Je préférais la fuir et voir des gens qui me changeraient les idées avec leurs commérages, leurs problèmes de santé ou simplement de voisinages…
   Miki n’insista pas et me souhaita une bonne journée. Il finit sa phrase avant de raccrocher par un « je t’aime » quotidien, toujours aussi bon à entendre même si je ne lui rendis pas. Il était le grand frère que je n’échangerais pour rien au monde, prévenant, attentionné, protecteur peut être trop à mon goût ces derniers mois. Nous avions 6 ans d’écart et il avait su merveilleusement bien combler le manque de nos parents décédés d’un accident de voiture lorsque j’avais 14 ans. Lui était un jeune adulte encore étudiant et vivait à cette époque au Canada où il entreprenait ses études d’architecte.  Moi je vivais dans une petite province de France à cet instant, notre pays natal. Alors, j’avais dû le rejoindre et il devint mon tuteur légal. Il m’offrit une vie stable et saine, j’eus beaucoup de chance de l’avoir, sinon que serais-je devenue. Malgré ses études, il enchaînait les petits boulots pour que je ne manque de rien ! Ce fut grâce à lui que j’eus la chance de rencontrer David, l’homme de ma vie. C’était son meilleur ami, ils étaient inséparables. David avait des souches indiennes et était un pur canadien. Il avait grandit dans l’Ottawa. Devenu architecte lui aussi, à la fin de leurs études, ils s’étaient associés et avaient ouvert leur propre cabinet dans la ville de Toronto. Il leur fallût deux ans pour se donner un nom dans le métier.

   Oui, un an maintenant que David avait disparu de ma vie, pensai-je dans l’instant. Il eut été mon meilleur ami, mon fidèle confident, mon âme sœur, mon unique amant et surtout l’homme que j’avais épousé il y avait bientôt quatre ans. Il était un tout qui comblait n’importe quel vide en moi. Un an jour pour jour où ma vie  bascula d’un monde parfait à une vie sombre noyée par des larmes de haine, de douleur, de colère, d’incompréhension.

   Sur le trajet de ma tournée, je repensai à cette journée qui marqua ma vie à jamais. C’était un vendredi soir, j’étais enceinte de 8 mois d’une petite fille, une grossesse plutôt tranquille qui faisait notre bonheur. Je préparais un porc au caramel pour le dîner, David débauchait et n’allait plus tarder. Sur le chemin, il m’appela pour me demander s’il devait prendre le pain. J’avais dû mettre le haut parleur car j’épluchais des pommes de terre pour les faire sauter à la poêle. Quand soudain, j’entendis un crissement de pneus s’échapper du combiné. Il m’expliqua qu’il avait dû freiner d’un coup sec car quelque chose était en plein milieu de la route … Quelques secondes plus tard, il s’empressa de sortir de son véhicule pour voir de plus près. Le téléphone toujours avec lui, il me détaillait ce qu’il voyait. A mon grand étonnement, il me décrivit alors une femme inerte, allongée sur la route. Il me conseilla de le rejoindre à la sortie Nord de la ville, rapportant avec moi, ma trousse d’urgence. En raccrochant, je composai le numéro du chérif de la commune pour lui signaler les faits afin qu’il m’y retrouve. Nous arrivions 20 minutes plus tard sur les lieux où la voiture de David était en travers de la route, le contact et les warning allumés mais pas de femme « inerte », ni mon mari.
- C’est étrange, où sont-ils passés ? m’inquiétai-je.
- Il y a du sang ici ! constata le chérif Armon en s’approchant d’une zone face à la voiture abandonnée.
-  Ça doit être ici où devait être allongée la femme en question ! déduis-je.
-  Oui mais alors où sont-ils ? Car là, il n’y a ni femme, ni même David !
-  A moins qu’il l’ait portée à l’abri ! supposai-je en regardant vers les bois.
- Moueh ! Bon Austin, vous venez avec moi, on va vérifier les bois. Vous Marie, faites un prélèvement de ce sang, on l’enverra au labo. Ordonna-t-il.
   Le chérif Armon et son adjoint, le jeune Austin, se dirigeaient donc vers la forêt qui longeait la route pendant que j’analysais les tâches de sang sur le bitume et fis des échantillons. Puis, soudain j’entendis l’adjoint crier :
- David, mon Dieu David, tu m’entends ?... David, réagis si tu m’entends, … David, oh… mon  Dieu, … non…!
   Je courus vers l’endroit où les cris se multipliaient quand … "




Cliquez sur youtube pour découvrir cet extrait en vidéo sur la chaîne l' Ysamne. 

                                                               A très vite, l'équipe du livre.



9 commentaires:

  1. ah pas cool d'avoir coupé net !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. oui pas cool, j'étais dedans ! les boules... c'est vache de couper net en plein milieu de l'action.

      Supprimer
  2. oh sérieux, vous êtes pas sympas, l'équipe! Vous auriez pu laisser publier quelques pages de plus !

    RépondreSupprimer
  3. oui on se laisse facilement tenter d'en savoir plus!! bonne idée de mettre en ligne car ça donne envie de l'acheter maintenant !

    RépondreSupprimer
  4. ça donne envie, je vais l'acheter, merci la miss pour ce livre.

    RépondreSupprimer
  5. Ah ça me plait bien ça ! je vais peut être le commander moi aussi... c'est prenant comme début !

    RépondreSupprimer
  6. Love your blogs...Thanks for the traduction on this blog ! I like it. She is such an inspiration...

    RépondreSupprimer